
Au Burkina Faso, la situation des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) est marquée par des défis multiples. Le VIH, en affaiblissant le système immunitaire, rendait les patients particulièrement vulnérables à des infections qui, dans d’autres contextes, pouvaient être facilement évitées grâce à la vaccination, comme la rougeole, la polio ou encore la pneumonie. Pourtant, ces maladies, bien qu’évitées dans de nombreuses régions du monde grâce à des programmes de vaccination, continuaient de faire des ravages parmi les PVVIH.
C’est dans ce contexte que le REGIPIV-BF, une organisation de premier plan dans la lutte contre le VIH au Burkina Faso a partenariat avec l’UNICEF, a pris une initiative audacieuse. Ils avaient compris que pour améliorer la santé des PVVIH, il ne suffisait pas de les traiter uniquement avec des antirétroviraux (ARV). Il fallait aller plus loin, en proposant un soutien global qui intègre plusieurs volets essentiels à leur bien-être : la vaccination et la nutrition.
C’est ainsi qu’un atelier a été organisé du 26 au 29 Novembre 2024 à Koudougou et avait pour but de renforcer les capacités des acteurs communautaires, ceux qui étaient au plus près des populations vulnérables. C’était un moment crucial où les professionnels de santé, les travailleurs communautaires et les responsables de programme se sont réunis pour apprendre à structurer les initiatives de dispensation des ARV tout en intégrant les services de vaccination et de nutrition. L’objectif était clair : Contribuer à l’atteinte du deuxième objectif des 3X95 en garantissant l’accès aux ARV et en intégrant la vaccination et la nutrition, afin d’optimiser la santé des PVVIH dans les files actives.
Les discussions étaient intenses, les échanges pleins de passion. Chacun savait que la malnutrition, particulièrement répandue dans les zones vulnérables comme celles du Burkina Faso, constituait un véritable frein à l’efficacité des traitements antirétroviraux. La malnutrition affaiblissait encore davantage le système immunitaire des PVVIH, les rendant encore plus susceptibles aux infections opportunistes. En revanche, une alimentation adaptée contribuait à améliorer l’adhérence au traitement et optimisait les chances de succès thérapeutique.
Le régulateur de la santé publique expliquait avec insistance l’importance d’une approche intégrée : « Quand la nutrition et la vaccination sont prises en charge en même temps que la dispensation des ARV, on renforce l’ensemble du processus de soins, ce qui permet à nos patients de mieux combattre l’infection et de mener une vie plus saine. »







