Le réseau national pour une plus grande implication des personnes Infectées et affectées par le VIH/SIDA dans la lutte contre le VIH au Burkina Faso (REGIPIV-BF), avec le soutien du Fonds Mondial a mis en œuvre une stratégie d’accompagnement communautaire base sur le modèle de la Pair-éducation. Cette initiative vise à contribuer a l’atteinte des objectifs du plan eTME 2017-2020 au Burkina Faso. Les résultats probants obtenus lors de l’intervention ont permis au REGIPIV-BF de bénéficier du renouvellement de son soutien pour la période 2021- 2025.
Le REGIPIV-BF met en œuvre une méthodologie d’intervention axée sur l’accompagnement communautaire pour l’éducation et la prévention du VIH, avec un accent particulier sur la prévention de la transmission mère-enfant VIH (PTME). Les paires éducatrices réalisent un ensemble d’activités clés dans ce cadre.Tout d’abord, elles organisent des causeries éducatives au sein des communautés résidant dans les zones sanitaires ciblées. Ces séances ont pour objectif d’informer la population sur le VIH et la PTME, de promouvoir la fréquentation des structures de santé, et d’identifier les femmes enceintes ou allaitantes n’ayant pas encore bénéficié de soins prénatals. Elles orientent ensuite ces femmes vers les soins appropriés pour un suivi optimal.Ensuite, des permanences hospitalières sont organisées, principalement dans les maternités. Les paires éducatrices accompagnent les femmes enceintes ou allaitantes lors des consultations prénatales, facilitent le dépistage du VIH et veillent à la mise sous traitement antirétroviral (ARV) des femmes séropositives. Elles assurent également le dépistage précoce des enfants nés de mères séropositives et suivent l’évolution de la charge virale des enfants sous traitement, afin de garantir leur prise en charge optimale.Par ailleurs, le REGIPIV-BF mène une recherche active des « perdues de vue », visant à retrouver les femmes enceintes ou allaitantes absentes aux consultations prénatales et aux rendez-vous de traitement ARV, ainsi que les nourrissons manquants pour les dépistages précoces. Cette approche permet de limiter les ruptures dans le suivi médical et d’assurer une prise en charge continue.Enfin, le dépistage des contacts des femmes séropositives est effectué avec leur consentement préalable, afin d’offrir le test VIH à leur entourage proche, notamment les conjoints et les enfants de moins de 15 ans. Cette démarche contribue à une prévention accrue de la transmission du VIH au sein des familles et des communautés.
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