




Depuis juillet 2019, le REGIPIV-BF est pleinement engagé dans la lutte contre la transmission mère-enfant du VIH. En collaboration avec les structures sanitaires, l’organisation coordonne les interventions des pairs éducateurs au niveau communautaire. Leur mission : accompagner les femmes enceintes, en particulier celles vivant avec le VIH, à travers le dépistage, le suivi, le soutien psychosocial et les conseils adaptés.
Les résultats obtenus au fil des années ont montré l’impact positif de cette approche. C’est pourquoi, dans le cadre de la nouvelle subvention du Fonds mondial (GC7), cette intervention a été renouvelée et renforcée.
Aujourd’hui, l’enjeu ne se limite plus uniquement au VIH. Le Burkina Faso s’est engagé sur la voie de la triple élimination : VIH, hépatite B et syphilis. Ces trois infections peuvent être transmises de la mère à l’enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou même l’allaitement, entraînant de lourdes conséquences pour la santé du nouveau-né. Pourtant, elles peuvent être évitées grâce à un dépistage précoce, un traitement approprié et un accompagnement efficace.
C’est dans cette dynamique que le REGIPIV-BF élargit ses actions pour inclure la prise en charge communautaire des femmes atteintes de l’hépatite B et de la syphilis, en plus du VIH. Pour réussir ce pari ambitieux, il est essentiel que les acteurs communautaires soient bien outillés.
Ainsi 270 pairs éducateurs doivent être capacités sur l’accompagnement communautaire pour contribuer à l’élimination par la voie verticale de ces 3 pathologies. Du 28 avril au 02 mai, déjà 60 pairs éducateurs ont été ciblés pour bénéficier d’une formation approfondie sur les directives nationales en matière de triple eTME, ainsi que sur les prestations spécifiques à chaque pathologie.
Les sessions de formation se sont déroulées à Bobo-Dioulasso, dans une dynamique de renforcement de capacités pour mieux accompagner les femmes et protéger les enfants.
À travers cette formation, le REGIPIV-BF réaffirme son engagement à contribuer efficacement à l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH, de l’hépatite B et de la syphilis d’ici 2026, conformément aux objectifs nationaux et aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé.
